Apprendre de la défaite

21 Octobre 2019 - Actu Equipe A

Bon, on ne va pas passer par quatre chemins ni faire les béni oui-oui. Il est clair qu’hier, contre le CS Vienne, le CS Beaune est passé à côté de son match. C’est comme ça, ça arrive, ça fait « cric » pour parler poliment mais ce n’est pas non plus la fin du monde. Oui, c’était à la maison, oui, il y avait moyen de faire mieux mais ce qui est fait est fait, inutile de s’appesantir dessus plus que nécessaire. Ce qui n’est en revanche pas normal, ce sont toutes les choses entendues autour de la main courante. Nous y reviendrons très certainement dans la semaine parce qu’il y a quand même des limites à ne pas dépasser. Haïr ce qu’on a adoré une semaine auparavant, je me demande si ce n’est pas un sport typiquement français voire … beaunois. Ceci étant dit, pour le moment en tous cas, revenons-en à nos moutons.

Elles n’ont jamais été faciles nos rencontres avec les copains de Vienne. Souvent accrochées, parfois haletantes, à l’instar des potos de Villeurbanne, les ciel et blanc ont souvent eu le don de nous faire déjouer. Mais hier, les beaunois n’ont pas eu trop besoin de leurs adversaires d’un jour. Empruntés dès leur entrée sur le terrain, ils n’ont pas réussi à trouver le sens de la marche, très certainement perturbés par la pluie battante et le fort vent qui soufflait en ce dimanche sur Jean-Guiral. Vienne, qui fait preuve de pragmatisme à défaut de faire preuve de génie, laisse Beaune installer le jeu et profite de la moindre erreur. Preuve en est une première pénalité dès la 9e. Puis, se sentant poussés des ailes, très certainement inspirés par le dieu Eole, les voilà qui plantent deux drops dont un des 50m. 22 minutes et déjà 0 à 12, la chance a choisi son camp et on devine que l’après-midi des bleus ne sera pas de tout repos. Les beaunois bafouillent un peu leur rugby, flirtent avec la ligne en fin de période mais sans la trouver ce qui sera fort dommageable pour la suite. Une pénalité de Kotze juste avant les citrons permet néanmoins de garder espoir à 3-9.

Mais malheureusement, la reprise se fera sur le même rythme, ou plutôt sur un faux rythme oserai-je dire. Chaque attaque est annihilée par une petite faute stupide, un ballon relâché, un en-avant, une passe mal assurée. Bref, quand ça veut pas, ça veut pas. Et Vienne, qui sait très bien appuyer là où ça fait mal, laisse la possession aux bleus pour mieux profiter des erreurs. Voilà comment ils rajoutent une pénalité dans leur escarcelle à la 60e. Beaune tente mais ça ne suffit vraiment pas. Sereins en défense, nos hôtes du jour sont toujours sur le chemin d’un beaunois qui tenterait de se faire la malle. Pile, sur un ballon mal négocié, ce sont même eux qui se paieront le luxe d’un contre assassin qui leur permettra d’inscrire à la fin de la rencontre le seul essai du match. 3 à 17, c’est peut-être un peu lourd mais ce n’est pas totalement immérité. Et ça a le mérite de sonner la révolte beaunoise qui se met à jouer. Alors que Mr l’arbitre semble aimer les arrêts de jeu, il fera rejouer pas moins de 4 ou 5 mêlées quasiment sur la ligne des visiteurs qui finiront même à 14, suite à un carton jaune à la 80e. La domination est clairement du côté locale et plus d’une fois, on voit cet essai vengeur arrivé. Mais non, Vienne sera intelligent jusqu’au bout et le score ne bougera plus jusqu’au coup de sifflet final.

Si on est honnêtes, on dira que le CS Beaune a enclenché le starter bien trop tard pour espérer mieux. Mais, et on va le redire, ce sont des choses qui arrivent. Et puis, on leur reconnaîtra à tous la lucidité d’admettre une erreur collective dans la gestion de ce match.  Faute avouée à moitié pardonnée, non ? C’est très long une saison et une défaite est toujours riche d’enseignements pour une victoire future. Le prochain bloc qui s’annonce dans 15 jours ne sera pas de tout repos. D’abord un déplacement à Mâcon qui paraît reprendre du poil de la bête, la réception de l’ogre dijonnais qui a, semble-t-il, décidé de mettre le mode rouleau compresseur en marche et enfin, un déplacement chez le promu Issoire qui, sur ses terres, est plus que difficile à jouer. Donc, tout ça pour dire que, nos bleus se remettant à 100% dans le travail comme ils l’ont tous unanimement dit, il serait de bon ton qu’ils aient des supporters à 100% derrière eux. A bon entendeur, ciao …

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