Après CS Villefranche - CS Beaune

23 Septembre 2019 - Actu Equipe A

Oui, on ne va pas se mentir, on attendait mieux comme résultat que cette défaite 19 à 17 à Villefranche. Et oui encore, on a toujours du mal à comprendre ce qui a pu se passer alors que les Beaunois semblaient avoir la maîtrise du match. Oui à nouveau, Villefranche, qui ne ressemblait plus vraiment à l’équipe affrontée en amicale mi-août, a joué crânement sa chance pour rester invaincu chez lui à l’issue de ce premier bloc.

Mais non, rien n’est remis en cause à l’issue de ce qui n’est que la 3e journée de championnat. Et non, il n’y a pas de raison de s’affoler, juste besoin de continuer à travailler, d’analyser ce qui a pêché et de repartir à l’assaut des matches sans coup férir. Ce sont des choses qui arrivent, cela fait partie du sport. On savait dès le début qu’aucun des adversaires de cette poule ne ferait de cadeau, on en a encore eu la preuve ce week-end et pas qu’avec le CS Beaune.

C’est dès la 3e que Villefranche ouvre le score sur pénalité avant que Kotze ne lui rende la pareille 5 minutes plus tard. Le ton est donné, personne ne lâchera rien et la moindre faute sera immédiatement sanctionnée. Même si les locaux partent sans complexe au défi physique, Beaune a la maîtrise du ballon. La mêlée est efficace, les sorties propres et à la 16e, Kotze sort un de ses tours de passe-passe dont il a le secret pour aller planter un superbe essai au milieu des poteaux. Quelques plaquages manqués plus tard, nos hôtes d’un soir prennent la ligne à leur tour pour marquer. Piqué au vif, c’est tout le pack bleu qui profite d’un regroupement devant la ligne d’essai adverse. Ca pilonne dur et tous les gros s’envoient pour la franchir. Ce sera Imani qui sera à la conclusion du mouvement. Une nouvelle pénalité pour le CSV voit les deux équipes revenir au vestiaire sur le score de 13 à 17. Sans être géniaux, les Beaunois tiennent leur match et maintiennent la pression sur des joueurs calédois qui jouent totalement décomplexés.

Est-ce la nuit qui tombe sur le complexe de l’escale qui perturbe les bleus ? Toujours est-il que la main mise change de camp. La possession de la balle passe aux locaux et il faut s’employer en défense. On sent qu’à tout moment, ça passe ou ça casse. Et forcément, on a plus vite fait de se mettre à la faute. Villefranche le sent et passe la pénalité du 16 à 17. Parvenant à se remettre dans le bon sens, Beaune parvient à faire deux longues séquences de jeu. Sur l’une d’elle, à 2 mètres de la ligne, on croit vraiment à l’essai salvateur. Malheureusement, un en-avant vient annihiler ces espoirs. Il va donc falloir se battre pour conserver ce petit point d’avance synonyme de victoire. Mais on sent les bleus fébriles et peu sereins avec une petite tendance à confondre vitesse et précipitation. Le CSV , lui, est en pleine confiance et pilonne dans tous les sens. On entend Sébastien Magnat crier « discipline, discipline » à ses joueurs depuis le banc. C’est pourtant Villefranche qui finira à 13 suite à un carton jaune. Mais ce sont également eux qui passeront la pénalité de la gagne à la 77e. Le match s’achève quelques minutes plus tard sur le score de 19 à 17.

Déception, frustration, tels sont les deux sentiments qui prédominent à l’issue de cette rencontre. Incompréhension aussi d’une certaine façon. On ne pourra pas reprocher à nos joueurs de ne pas s’être donnés dans ce match. Leurs mines déconfites à la sortie du terrain étaient plus explicites que n’importe quel discours. On pourra toujours se consoler avec le point de bonus défensif ramené. L[sm1] e passé nous a prouvé que n’importe quel point glané avait son importance à la fin d’une saison.

On va dès à présent laisser ce match derrière nous et se projeter vers l’avenir. Et l’avenir, c’est la réception de Chambéry à Jean-Guiral le 6 Octobre. On y retrouvera à coup sûr l’état d’esprit de Suresnes et la confiance qui allait avec. Le repos arrive à point nommé pour recharger les batteries et repartir à la guerre dans ce championnat qui restera incertain jusqu’à la fin. Mais nos bleus ont des valeurs et de la ressource, suffisamment pour encaisser les coups durs et se créer de nouvelles joies.