CS Beaune - Beauvais XV RCO - Les réactions

21 Mai 2018 - Actu Equipe A

Ah, la glorieuse incertitude du sport ! Celle qui vous donne des noeuds à l'estomac, qui vous fait lever les bras au ciel, qui vous fait crier à en avoir mal à la voix ... Hier, dans les belles tribunes de Beauvais, on a vécu tout ça, on est passé par tous ces états. Mais on savait d'avance que contre cette équipe, ce ne serait pas une promenade de santé. Et dès les premières minutes, le tempo était donné. Les bleus étaient placés sur le reculoir, Beauvais enchaînant charge sur charge et menant ainsi 6-0 après 8 minutes de jeu. 15 minutes à subir la foudre et les bleus retrouvaient le chemin du camps adverse en multipliant les tentatives et recollant au score grâce à Fourie. Les équipes parviennent à se neutraliser mutuellement mais la fin de la 1ère période sera débridée. Essai de Beauvais à la 35e suivi dans la foulée par un essai de Charlat transformé par Fourie : le CSB vire en tête pour la première fois depuis le début de la rencontre. Bien décidés à enfoncer le clou, ils repartent à l'assaut de la ligne adverse et c'est Boudot qui, dans un trou de souris, donne un peu plus d'air à son équipe. Avec deux transformations plus une pénalité de 55 mètres, Fourie parachève un excellent travail de groupe et à la pause, Beaune prend l'avantage 11-23. Dès la reprise, les botteurs se rendent la politesse et le score évolue à 14-26. Alors que Beaune manque de marquer par deux fois, c'est Beauvais, qui jouant sur ses points forts que sont la touche et les groupés pénétrants, trouve l'essai après avoir tenté pendant près de 10 minutes de faire plier la défense bleue : 21-26, on a de nouveau l'estomac qui se serre. Mais cette équipe beaunoise a cette année des valeurs combattives assez extraordinaires. Sur le coup d'envoi, tous montent comme un seul homme à l'assaut et c'est Genevois qui concrètisera : 11-31. Le CSB, malgré la fatigue, gère parfaitement sa fin de match et signe ainsi un succès plus que probant, s'ouvrant un peu plus les portes de la fédérale 1.

Mais ne nous emballons pas, le match retour à Jean-Guiral sera dur, très dur. Beauvais est très certainement l'équipe la plus complète et la plus costaud que nos bleus ont eu l'occasion de rencontrer cette saison. Ses joueurs ne lâchent rien et nous mèneront, sans doute aucun, la vie dure. Mais, plus que le résultat en lui-même, c'est la solidarité, l'esprit de groupe et la volonté d'avancer ensemble qui ont transpiré de cette rencontre. Même dans les moments les plus durs, alors que Beauvais les travaillaient vraiment au corps, jamais ils n'ont cédé. Et après chacun de ces moments, ils sont repartis à l'attaque, sans se prendre la tête sur ce qui n'avait pas marché quelques minutes plus tôt. Alors oui, à les voir jouer comme ça, on peut se laisser prendre à rêver, un peu ...

Sébastien Magnat (entraîneur) : " On a vu un match de très haut niveau, avec énormément de rythme, d'intensité tant offensive que défensive. On réussit à marquer sur presque tous nos temps forts, en étant très efficaces et pragmatiques. Mais ce qu'on montre depuis le début de saison en terme d'état d'esprit et de solidarité, c'est ça qui nous fait gagner aujourd'hui et ça reste et restera le plus important. Maintenant, il reste un match retourà disputer contre une belle équipe, la plus belle qu'on ait rencontré jusqu'ici. Il nous faudra à nouveau toutes les qualités dont on a su faire preuve aujourd'hui pour l'emporter. Et un Jean-Guiral en folie pour atteindre notre objectif."

Thomas Lanny (ailier) : " On a passé un premier 1/4 d'heure compliqué, à défendre sans discontinuité dans nos 22. On s'en sort bien en ne prenant que 6 points. On a su réagir en allant chez eux, on revient au score et on se crée plusieurs occasions de marquer. On aurait pu faire basculer le match à ce moment là si on avait concrétisé. Du coup, en 2e période, on a nouveau dû défendre très fort mais on arrive à marquer dans l'engagement en ayant plusieurs temps forts. Maintenant, place au match retour en gardant la même intensité défensive mas en essayant de scorer sur toutes nos occasions. Je ne crois pas qu'on avait besoin de se rassurer, on sait qu'on a le potentiel. Il faudra par contre qu'on reste concentrés de la 1ère à la 80e."

Simon Pagès (arrière) : " C'est gagné et c'est le plus important mais l'écart de 10 points ne reflète pas la physionomie du match, beaucoup plus serré. Ils sont très agressifs devant et dans les groupés pénétrants. Il y a eu des temps forts d'un côté comme de l'autre mais on a réussi à en avoir plus. On est un groupe solidaire, où règne une très belle ambiance. On se battra tous ensemble pour affronter le match retour et gagner la montée. Mais ce qu'on veut avant tout, c'est jouer sans se poser de question, arriver à les contrer en touche et conserver notre invincibilité à la maison."

Shako Osisharia (pilier) : " C'était un match dur, surtout dans l'entame et les 20 dernières minutes. Notre collectif et notre défense ont fait la différence. Beauvais a vraiment été fort en touche. Il faut bien se dire que les matches de phases finales ne sont jamais des matches faciles, à tous niveaux. Dimanche, il faudra reproduire ce qu'on a su montré aujourd'hui, en mettant encore plus d'engagement pour pouvoir assurer la victoire."

Simon Fourot (talonneur) : " Ca tapait fort devant ! Il a vraiment fallu qu'on sorte une grosse défense pour remporter cette victoire. Ils sont costauds en mêlée, très forts en touche, aime le combat. On a su répondre, rester debout et marquer quand il le fallais. C'est pour cela que gagner de 10 points est un très bon résultat. Si tu arrives en phases finales pour marquer 50 points à chaque fois, c'est qu'il y a un problème. Ce sont toujours des matches rugueux où il faut tout mettre en oeuvre pour l'emporter. Et c'est ce qu'on a su faire, avec les valeurs qui sont les notres depuis le début. Chez nous dimanche, on les fera encore parler pour aller chercher la victoire."

Alors, ne vous étonnez pas si on vous répète toute la semaine qu'il faudra absolument que le public se surpasse et vienne en nombre dimanche. De un, parce-qu'ils le méritent plus que jamais, de deux, parce qu'il se pourrait bien que vous vous régaliez ...