Le CS Beaune a grandi

14 Octobre 2019 - Actu Equipe A

Gagner à la maison, ça a toujours une saveur particulière parce qu’après tout, « on est chez nous ». Mais gagner à l’extérieur, cela fait autant plaisir car c’est la preuve de l’investissement de tout un groupe et surtout, ça permet d’envoyer un message. Et cette victoire d’hier du CS Beaune sur les terres synthétiques de l’AS Villeurbanne est encore plus savoureuse car, comme nous l’a très justement rappelé notre Docteur es archives Kevin Boudot : « C’est la première à l’extérieur depuis janvier 2019 ». Et oui, le temps file tellement vite qu’on avait oublié que, depuis le déplacement à Grasse il y a 9 mois, le CSB ne s’était plus imposé hors de la maison. Alors, clairement, on ne va pas bouder notre plaisir de ce succès 17 à 23 !

On avait prédit que, sur un terrain synthétique, avec un grand soleil (bon, nous n’avions pas prévu le vent qui a soufflé quasi tout l’après-midi), les avants allaient gérer et les arrières se régaler. Que nenni, on est tombé dans le panneau les deux pieds dedans ! Car Villeurbanne et sa défense si particulière qui les rend franchement difficile à manœuvrer pose à chaque fois de gros problèmes aux beaunois. Du coup, un peu à l’image de Chambéry la semaine dernière, tout est parti du pack de devant. Gros combat en mêlée, grosse défense de manière à conserver le ballon au maximum et libérer les espaces à bon escient. Et la technique marche bien puisque  Qadiri passe la ligne pour la 6e fois en 5 rencontres en avec la transformation de Kotze permet aux bleus de mener 0-7 dès la 10e minute. Mais l’ASVEL joue à domicile et, fidèle à sa réputation de ne jamais rien lâcher, rend la pareille aux visiteurs 5 minutes plus tard. Mais leur enthousiasme leur nuit aussi puisqu’ils vont concéder deux pénalités. Désireux d’assurer le résultat, le CSB ne tergiverse pas et prend les points. Par deux fois, Kotze trouve l’entre-perches et les bleus se détachent 7 à 13. Beaune a la main sur son match et impose le rythme de par le travail de sape du pack. Travail récompensé par un essai d’Iglesias que Kotze ne manquera pas de transformer. 7-20, l’après-midi est plutôt belle, dans tous les sens du terme. Qadiri est même sur le point d’apporter un 3e essai dans l’escarcelle beaunoise quand, stoppé à 3 mètres de la ligne, il se blesse, rendant du coup l’après-midi moins belle. Et une pénalité plus tard, voilà le CS Beaune confortablement en tête 7 à 23. Et les trois points villeurbannais tombant à la 40e ne sont pas fait particulièrement pour les inquiéter.

Au retour des vestiaires, la physionomie de la rencontre change légèrement. La possession est locale et Beaune met en marche le processus défense à tout va qui lui avait tellement bien réussi contre Chambéry.  Et on peut vous promettre que, que ce soit les petits comme les grands et les gros comme les fluets, ça découpe à tout va ! Même si l’ASVEL tente de déclencher des attaques, il se trouve toujours un beaunois sur le passage pour lui barrer la route. Bon, ça ne marche cependant pas à tous les coups et il faut un retour façon Usain Bolt de Marot dans son en-but pour empêcher l’essai et sauver la patrie bleue. Malgré les assauts répétés des locaux, Beaune plie mais ne rompt pas, s’offrant même quelques percées qui aurait pu aller au bout avec Tiatia ou encore ce très beau mouvement parti du fond du camp beaunois entre Lanny, Jaoudat et Lebeault. Mais c’est la pugnacité des verts et noirs qui sera récompensée par leur 2e essai collectif de la rencontre. Il reste à peu près 5 minutes à jouer et les deux équipes jettent leurs dernières forces dans la bataille. Villeurbanne est quasi sur la ligne de nos bleus qui sortent plus que les barbelés pour éviter un mauvais coup du sort. L’arbitre et son coup de sifflet final se fait attendre. Et c’est la délivrance au bout de trois interminables minutes. On a eu chaud au cœur, moi, je vous le dis.

Que retiendra-t-on de cette rencontre ? Les quatre points de la victoire à l’extérieur évidemment mais pas que. On retiendra surtout que le CS Beaune a grandi, que le CS Beaune a mûri. Là où, l’an passé, il aurait attaqué à tout va au risque de se dépoiler et de se mettre en danger, cette année, il gère ses matches et son score. C’est signe que tout le monde avance dans le même sens, que tous se mettent au service les uns des autres et surtout, surtout que tous ont le même but. Il n’était pas question d’être rassuré par la chose tant notre confiance leur est acquise. Par contre, c’est signe d’une équipe bien dans ses crampons, qui se trompera sûrement encore parfois, mais qui ne lâchera rien et qui se prouvera toujours bien plus à elle-même qu’elle n’aura à prouver aux suiveurs. La vie d’un groupe ne sera jamais une expression galvaudée et continuera à s’exprimer sur le terrain. Et ça continuera dès ce dimanche à Jean-Guiral avec la réception de Vienne et peut-être, qui sait, avec un trois sur trois sur ce bloc au coup de sifflet final et une nouvelle perf à accrocher au tableau de nos joueurs.

Retrouvez dès demain sur notre site les réactions de quelques uns de nos beaunois