Le regard du capitaine Jérémy Bayle

16 Février 2018 - Actu Equipe A

Arrivé au CS Beaune la saison dernière, Jérémy Bayle s'est rapidement rendu indispensable à l'équipe tout en s’imposant un de ses leaders naturels. A 32 ans, notre 3e ligne qui a fait ses classes juniors à Bourgoin, a connu la Fédérale 1 et 2 avec Beaurepaire et Chalon avant de poser ses crampons chez nous, impressionne sur le terrain. On pourrait le surnommer « celui qui ne renonce jamais » tant il est toujours au four et au moulin. Meneur de troupe, c’est en toute logique qu’il assume le rôle de capitaine. Rencontre.

Pourquoi avoir choisi le CSB il y a un an ?

JB : « Les problèmes rencontrés par Chalon ont fait que l’aventure s’est arrêtée avec ce club. A mon âge, je n’avais pas envie d’aller jouer en séries. J’avais encore envie d’évoluer en Fédérale. Je connaissais Sébastien Magnat, que j’avais rencontré en sélection jeunes quand j’étais à Bourgoin, ainsi que le manager de Beaune. J’avais également plusieurs amis qui jouaient déjà ici. J’étais motivé pour venir,  cela s’est fait naturellement. Et malgré ce qui a pu se dire à l’intersaison, j’ai voulu rester. Je n’ai pas l’habitude de changer de club, j’aime être dans la continuité. Un an, c’est trop court pour s’intégrer totalement et connaître tous les rouages d’un club. »

Quel est ton regard sur cette équipe 2017-2018 ?

JB : « Avec plus de 15 départs la saison dernière, dont principalement des joueurs qui évoluaient à Beaune depuis très longtemps, c’est vraiment une nouvelle équipe qui s’est créée cette année. Et on y prend tous beaucoup de plaisir, sur et hors du terrain. Tout est intéressant : le travail que l’on accompli, les séances d’entraînement, pour résumer, tout ce qui nous est proposé. Et le dimanche, on prend beaucoup de plaisir, on apprécie de rester ensemble après les matches. Mais c’est logique, vu que nous sommes dans une bonne dynamique : tu gagnes, tu te sens bien et donc tu as envie de prolonger le moment. »

On entend souvent dire de toi que tu es un capitaine exemplaire mais aussi quelqu’un d’exigeant. Quel est ton regard sur le joueur que tu es ?

JB : « Oui, je suis exigeant sur le terrain. J’ai toujours dû travailler pour être au niveau et j’apprécie que mes coéquipiers en fassent de même. C’est un devoir que l’on a, on ne doit pas le trahir. Quant au capitanat, c’est un rôle que j’ai souvent eu depuis les sélections jeunes. J’ai toujours eu à cœur de m’investir et dans le jeu et dans la vie de l’équipe. Il faut être un lien entre les joueurs et le staff mais aussi organiser ce qui peut se passer dans la vie de l’équipe. »

 Sur le terrain, tu sembles inusable. Fausse impression ?

JB : « C’est vrai que les matches où je n’ai pas joué durant les 80 minutes sont rares mais c’est aussi le choix du coach. Après, j’ai la chance de travailler à temps partiel et de disposer de créneaux pour m’entraîner. Je peux ainsi bénéficier de moments de repos que d’autres n’ont pas. Ca aide beaucoup au long d’une saison. Pour le reste, je touche du bois comme on dit. »

Et quel est ton regard sur l’avenir ?

JB : « Pour le moment, on se projette sur la suite des matches retour en espérant conserver notre première place alors qu’on rentre dans une époque charnière avec un gros bloc à affronter. Nous n’avons pas un effectif très épais alors on doit surtout se préserver des pépins physiques. Il faut qu’on puisse  se permettre d’avoir du turn over pour arriver en forme sur la fin de saison. Si on termine bien classés, on espère bien sûr aller le plus loin possible. Il  Il y suffisamment de qualités dans cette équipe pour y parvenir. Et là tout sera permis. »