Marjory Morel, étiopathe du Centre de Perfectionnement

18 Mars 2019 - Actu U18U16

Lorsqu’on pratique un sport de façon intensive, il est bon de pouvoir bénéficier d’un suivi médical rigoureux. Si les seniors étaient déjà suivis depuis quelques années par un étiopathe présent au club (vous pourrez découvrir son portrait prochainement), l’ouverture du centre de perfectionnement du CS Beaune a déclenché le même besoin chez les jeunes.

Epouse de Romuald Morel, préposé à l’équipe une, et étiopathe également, Marjory Morel a répondu présente lorsqu’Alex Gilot l’a contactée pour lui parler du projet. Possédant un cabinet dans le centre de Beaune, la jeune femme de 29 ans, diplômée depuis 3 ans, y a vu l’occasion de développer sa palette : « Travailler avec de jeunes sportifs directement au stade me permettait de voir autre chose que la pratique en cabinet. Il a fallu que je m’adapte car la prise en charge d’une équipe est forcément différente de celle d’un patient individuel. Il faut aller beaucoup plus vite et dans le diagnostic et dans la façon dont les soins sont pratiqués. Mais un sportif sait parfaitement identifier l’origine de son mal. Généralement, les symptômes sont récents et donc les résultats après mon intervention beaucoup plus rapides. »

Bien que Marjory s’occupe à 95% des jeunes du club, elle ne note pas de différences flagrantes d’avec les adultes : « Ce n’est pas parce-que l’intensité des contacts chez les seniors est plus marquée qu’un jeune ne va pas se blesser de la même façon. Par contre, du fait de ses antécédents, il va récupérer plus vite. ».

Et il n’est pas question de s’improviser guérisseuse : « Il y a des choses qui sont à ma portée et d’autres non. Si la blessure est réversible, j’interviens de suite pour soulager et soigner. Par contre, en cas de déchirure ou même de fracture, j’oriente le jeune vers un spécialiste et des examens plus poussés. Je suis également là pour les rassurer. Si la douleur est due à un hématome, même impressionnant, il faudra simplement s’armer de patience. »

Travailler avec des jeunes de 14 à 18 ans n’est pas forcément quelque chose de simple. Ils sont souvent de la retenue, n’osent pas forcément parler de leurs problèmes que ce soit par timidité ou par bravoure. Mais Marjory a su gagner leur confiance : « Au début, c’est Alex qui me disait que je devais voir tel ou tel jeunes car ils se plaignaient de douleur à l’entraînement. Aujourd’hui, ils me connaissent et n’hésite plus à venir. Je fais des parallèles avec des patients du cabinet et je leur demande de revenir la semaine d’après pour un suivi. A cet âge, ce n’est pas toujours évident de les faire parler. Je ne suis pas comme mon mari, je ne connais pas le monde du rugby donc je n’ai pas ce partage de leur sport avec eux. Mais le fait que je sois une femme ne les dérange pas. Je suis là pour faire le lien. »

Et ce suivi est très important, notamment avec les jeunes du centre de perfectionnement : « Je suis en relation constante avec Alex Gilot. Je lui consigne les symptômes présentés par le jeune, les soins donnés sur place et quelle suite je préconise. Je ne suis présente au stade que le lundi de 17h à 18h30 mais il est très important pour les parents de savoir que leur enfant est convenablement pris en charge médicalement parlant. »

A titre personnel, ce rôle qu’elle a pris au club n’a pas fait d’elle une praticienne différente de celle qu’elle est tous les jours mais elle en retire malgré tout quelque chose : « Au niveau logistique, c’est un peu rudimentaire. Je n’ai pas mon propre espace ni ma propre table puisque nous la partageons avec le kiné. Je n’apprends pas quelque chose professionnellement parlant mais c’est une ouverture de mon quotidien. Avec les jeunes sportifs, je touché à une autre facette de mon métier. Au stade, je dois m’adapter pour manipuler. En fait, cette activité me sert à sortir de ma zone de confort. »

Les parents n’ont donc aucun souci à se faire, leurs enfants sont entre de bonnes mains.

Cabinet d’étiopathie Marjory Morel,  place Madeleine, 21 200 Beaune.