Pierre-Charles Quenot, Captain Espoir

22 Janvier 2019 - Actu Espoirs Fédéraux 1

Il répond plus souvent quand on l’appelle P-C que Pierre-Charles. Il faut dire que Jean-Guiral le connaît depuis 12 ans maintenant. Issu d’une famille de rugbymen (son grand-père, son père et son oncle ont tous porté le maillot bleu et blanc), le ballon ovale lui est tombé tout seul dans les mains.

Et malgré l’appel de quelques sirènes au début de cette saison, notre jeune 3e ligne de presque 21 ans a néanmoins choisi de rester fidèle au CS Beaune. Un choix sportif mais avant tout un choix du cœur : « Je connaissais ce groupe, les juniors qui montaient mais aussi ceux qui revenaient pour vivre l’aventure espoir avec nous. C’est quelque chose qui compte dans le rugby et qui compte pour moi. Et puis j’avais vraiment envie de découvrir ce niveau de jeu qui était une inconnue. J’avoue que, même si je savais que ce serait compliqué, je ne m’attendais pas à en baver autant ! »

En effet, les premiers pas de nos espoirs n’ont pas été de tout repos. Mais avec de grosses écuries telles que Bourg Rouen ou encore Dijon, ce n’est que logique. Après s’être frotté deux ans aux équipes réserves de Fédérale 2, PC Quenot découvre un nouveau palier : « La plus grosse différence c’est la rapidité du jeu. Du coup, on doit absolument se montrer plus rigoureux. Nous sommes un groupe de jeunes qui avons tous dans l’optique de faire passer le rugby en premier. Du coup, c’est souvent plus simple pour être nombreux aux entraînements et travailler convenablement. »

Et personne ne rechigne à la tâche Mais il a fallu s’adapter n a mis du temps à se mettre en place et à appréhender le niveau qu’on nous demande aujourd’hui. Il a fallu composer avec la jeunesse du groupe, les nouveaux joueurs, la nouvelle organisation et prendre aussi le temps de se découvrir, notamment avec les juniors qui nous ont rejoint en cours de saison. Si on rajoute les structures semi-pro que l’on a affrontées, c’est clair que tout ça ne nous a pas rendu la chose facile Mais ça fait plaisir de se retrouver là. »

Car la force de cette équipe, c’est cet esprit de groupe et surtout la bande de copains qui la compose. Et ça colle bien au personnage Quenot que ne renierait pas Brassens et « ses copains d’abord ». Les autres, il en a d’ailleurs fait son métier en devenant éducateur spécialisé. Et si son sérieux n’est pas à démontrer ni dans sa vie professionnelle ni sur le terrain, en dehors, c’est un véritable animateur voire même un fédérateur : « J’ai besoin de cet esprit de groupe que ce soit au boulot au rugby ou dans ma vie de tous les jours. J’ai besoin d’être entouré par des gens que j’aime et j’apprécie. La solitude ce n’est vraiment pas pour moi ! »

Pas étonnant donc qu’il était choisi comme capitaine des espoirs, poste qu’il occupait déjà en junior et avec la réserve : « C’est un rôle que je prends au sérieux. Ca m’oblige à être rigoureux et à montrer l’exemple. Mon rôle c’est de rebooster les troupes, de dire ce qui ne va et ce qui ne va pas. Il faut éviter que tout le monde ne parle à tort et à travers. C’est d’ailleurs ce qu’Alex (Gilot l’entraîneur) nous rappelle avant chaque match. Et si je suis du genre rigolard à l’extérieur, je suis toujours très sérieux sur le terrain. Le reste fait partie de la vie du groupe : une bonne ambiance est primordiale surtout dans le contexte difficile que l’on vient de vivre. »

Dans 15 jours commencera la 2e partie de saison de l’équipe espoir Un championnat que PC Quenot na pas l’intention de suivre en spectateur « La trêve à durer très longtemps. D’un côté, ça nous a permis de mieux nous préparer après les fêtes mais en même temps la compétition nous manque. On est impatients d’être à ce premier match contre Suresnes car on a des choses à se prouver depuis le premier match joué contre eux. »