Portrait de recrue : Baptiste Damevin

09 Octobre 2018 - Actu Equipe AU14

A 27 ans, le néo 2e ligne du CS Beaune a déjà un joli parcours de France trotter.  Il a 5 ans lorsqu’il touche son premier ballon à Ambérieux-en-Bugey. Son potentiel détecté, c’est à Bourgoin qu’il fera ses classes jeunes de minimes à Crabos avant d’atterrir à Clermont en Reichel. Mais c’est Oyonnax qui l’accueillera en équipe espoir pendant qu’en parallèle il s’entraîne avec le groupe des professionnels. C’est en Fédérale 1 à Chalon-sur-Saône qu’il signe son premier contrat pro. Et enfin Dijon où il évoluait la saison dernière avant de rejoindre la CSB.

Un parcours donc bien rempli et une expérience acquise pas des moins intéressantes. Et Beaune était à la fois une façon de continuer sa progression sportive mais également d’asseoir son projet personnel : « La Bourgogne est une région où je me sens bien, j’avais envie d’y rester. J’ai toujours connu le CSB et en ait toujours eu de bons échos. On m’avait notamment vanté l’ambiance qui y régnait. Et quand Sébastien Magnat m’a appelé, la façon dont il m’a parlé de son projet a achevé de me convaincre. Je connaissais un peu l’homme, on m’en avait aussi dit beaucoup de bien. Je l’ai donc suivi. Et je ne regrette vraiment pas : je me régale, il y a une super bande de potes et un super groupe qui travaille très bien ensemble. »

Malheureusement, Baptiste n’a que très peu de temps pour participer à ce début de saison. Dès le premier match à la Seyne-sur-Mer, il doit sortir à la 18e, victime d’une rupture du ligament interne : « J’ai vraiment eu peur en entendant craquer. Je me suis dit que c’était la fin en plein début. Ca fait toujours suer de vivre ça alors que tu commences avec un nouveau club. Mais ça fait partie de la vie du rugby et ça va me faire revenir encore plus fort. En attendant de pouvoir revenir, je fais beaucoup de vélo, de rééduc chez le kiné et je devrais pouvoir reprendre la course bientôt. Mais j’ai quand même hâte. »

Intervenant sur les classes sportives du St-Cœur, il est également très présent pour les U14 dont il est l’un des éducateurs cette année « J’ai décidé de reprendre mes études en passant mon BPJEPS pour commencer à préparer mon avenir professionnel. J’avais déjà entraîné cette catégorie à Oyonnax et ça m’a fait plaisir de recommencer. J’aime le contact avec les enfants, j’ai envie qu’ils mettent en pratique ce qu’on leur apprend et surtout qu’ils persévèrent. Je suis le 1er à rigoler avec eux tout en sachant néanmoins mettre des barrières. Il ne faut surtout pas être dans l’exagération, les sanctions ne sont jamais trop dures. Je me sens plus à l’aise avec des plus grands qu’avec l’école de rugby. En U14, il y a beaucoup à travailler, notamment au niveau du jeu de passes. »

Mais Baptiste n’en oublie pas pour autant ses coéquipiers qu’il suit depuis sa blessure : « Sur les 4 premiers matches, on a pu voir que les gars étaient morts de faim et qu’ils ne lâcheraient rien jusqu’à la fin. On va vraiment tout donner pour acquérir le maintien. Sur les deux dernières rencontres, c’est l’entame de match qui nous met dedans et où on prend des points. Il faut donc qu’on rentre dedans en prenant ce moment là à notre compte et en marquant des points. »

Et il a plus que hâte de revenir pour aider les copains : « Ca devrait être bon pour le match contre Vienne. Je veux en rester forme et garder le physique acquis en début de saison. Je ne veux surtout pas le perdre et revenir dans les meilleures conditions possibles. C’est important pour moi de rester avec eux, d’assister aux entraînements et aux matches. Je ne peux ni ne veux laisser les copains. Pour moi, de l’état d’esprit de l’équipe dépendra les résultats sportifs. »

Et cette aventure en Fédérale 1 ne l’inquiète pas le moins du monde : « Peut-être que sur certains matches on aura besoin de l’expérience du haut-niveau que certains d’entre nous ont. Tout le monde a des qualités et si tu les mixes ensemble, tu vois qu’on n’a pas à rougir de nous ni de notre statut de promu. Quand j’entends qu’on est condamné à la redescente, ça me fait bien rire car ça ne veut absolument rien dire. Ce qu’il faut se fixer comme objectif, c’est de faire des résultats et c’est ça qui fera la différence au final. On l’a vu à Dijon, on l’a vu contre Nice. L’étiquette de promu, pour moi, elle ne veut rien dire. On ne doit avoir peur de personne, on doit simplement jouer notre rugby, jouer sur nos qualités et tout ira bien. On va tous au même endroit, nos adversaires sont comme nous et on n’a pas à en avoir peur. »