Portrait de recrue : Jean-Pierre Botha

11 Octobre 2018 - Actu Equipe A

Parmi nos jeunes recrues de cette année, on trouve Jean-Pierre Botha, pilier sud-africain de 23 ans. Tradition oblige, c’est à 7 ans qu’il se lance dans le rugby à Johannesburg où il restera jusqu’au lycée. Il devient pro à 18 ans en jouant pour les SWD Eagles. Après deux ans de club et un an à Johannesburg, il retourne au Cap au sein des Hamettons tout en jouant en parallèle pour la Western Province. Et en 2016, c’est le grand changement : au revoir l’Afrique du Sud, bonjour la France et Graulhet, qui évolue en Fédérale 1.

Et il lui a fallu s’adapter : « J’ai toujours eu envie de jouer à l’étranger. Quand la proposition de Graulhet est arrivée, je n’ai pas hésité. Par contre, quasiment personne ne parlait anglais. J’ai donc dû apprendre le français très vite et en un an, j’arrivais à me débrouiller pour me faire comprendre. »

Et sportivement aussi, JP a dû changer ses habitudes : «  Si tu veux comparer, le niveau de la Fédérale 1 correspond au niveau universitaire en Afrique du Sud. Ca va moins vite mais ça tape plus fort. Je me rappelle que ça m’avait vraiment surpris lors de mon 1er match, les mecs sont plus lourds, plus costauds. J’ai donc dû adapter mon jeu, surtout en mêlée. Chez moi, c’est un lancement de jeu alors qu’ici c’est surtout une plateforme pour attaquer. Il a fallu que j’apprenne à gérer les contacts et à travailler mes plaquages, notamment pour plaquer plus bas. Il faut arriver à trouver le juste milieu. »

Il était donc paré pour une nouvelle aventure avec Beaune, ville qu’il ne connaissait que par le côté vinicole : « De Beaune, je ne connaissais que le vin et pas autre chose. Et dans la vie de tous les jours je m’y sens bien. La ville est très jolie, il y a beaucoup de mouvements. Et j’ai rencontré beaucoup de personnes au sein du club. Si j’ai choisi le CSB c’est parce qu’il montait en F1 et avait pour objectif d’y rester. Je  cherchais un endroit plus professionnel pour améliorer mon jeu et mon poste. Et en plus, il y a Ephraim, apprendre de quelqu’un qui a autant d’expérience en terme de jeu d’opposition rend les choses plus faciles pour progresser au quotidien. »

S’il connaissait déjà quelques-uns de nos adversaire pour les avoir rencontrés avec Graulhet, il ne fait pas de parallèle entre ‘’ rugby du sud’’et ‘’rugby du nord’’ : « Je ne dirais pas qu’il y a vraiment de différence entre les deux, peut-être juste au niveau de la conservation du ballon. A Beaune, nous essayons de mettre en place beaucoup de plans de jeu, de confiance en soi. Il faut faire vivre la balle et mettre en place des tactiques pour déplacer le jeu au maximum. »

Jusqu’ici, cela n’a pas trop mal réussi à l’équipe qui a réussi à décrocher une victoire et 3 bonus défensif contre 4 équipes du top 6 en 5 rencontres. Pour JP Botha, cela tient beaucoup à l’état d’esprit : « Je pense que nous réalisons un bon début de saison même si on perd trois fois de peu. On l’a vu à Dijon, quand on a le fighting spirit, on peut faire douter n’importe qui. Pour moi, c’est la caractéristique principale pour évoluer en Fédérale 1. Si tu perds en ne faisant rien, ça ne sert à rien de rentrer sur le terrain. C’est ce qui nous fera avancer. On doit s’en servir tous les week-end pour grandir et nous faire espérer mieux que ce qu’on décroche actuellement. »

Et pour cela, il faut gagner en constance : « On est tous contents de jouer et de jouer ensemble. Maintenant, il faut devenir une équipe qui joue 80 minutes à fond et non 30 ou 40. Le coach nous le répète sans arrêt d’ailleurs. Nous sommes dans une poule où tout le monde peut battre tout le monde. Il suffit de le vouloir : c’est encore une fois une question d’état d’esprit. »

Mais il est également bien de se fixer des objectifs personnels pour évoluer dans un collectif. JP a défini les siens : « Pour moi, j’aurai réussi ma saison si je prends confiance dans mon jeu, dans mon évolution en mêlée et si je prouve que j’ai fait le bon choix en venant ici. J’ai l’opportunité de jouer et je ne veux pas la gâcher. J’ai encore beaucoup à apprendre mais j’ai envie qu’on dise que je suis un bon joueur. Pour cela, je vais profiter de l’expérience que mes coéquipiers comme Toma Toke ou Jérémy Bayle par exemple peuvent m’apporter. Je veux vraiment utiliser tout cela et peut-être qu’un jour, quand l’heure de la retraite arrivera, je serai celui qui apprendra aux autres. »