Portrait de recrue : Kevin Perrier

07 Septembre 2018 - Actu Equipe A

Ce sera la 2e saison où Sébastien Magnat misera sur l’association de jeunes joueurs et de joueurs plus confirmés. Kevin Perrier, jeune demi de mêlée de 22 ans, fera donc partie des néo baby-beaunois.

Après 10 ans de classes rugbystiques à Chambéry, il passera par le centre de formation et l’équipe espoirs de Grenoble avant de rejoindre Mâcon la saison dernière et de disputer la demi-finale du trophée Jean-Prat en Fédérale 1. Jeune oui, inexpérimenté au haut niveau non.

On pourrait donc se demander pourquoi il a choisi cette année de revêtir les couleurs du CS Beaune, le petit nouveau dans la cour des grands. Et bien, c’est avant tout une question de feeling : « Lorsque Sébastien Magnat m’a appelé pour me dire qu’il aimerait que je rejoigne son projet de jeu, le courant est tout de suite bien passé. J’ai ensuite rencontré le président et le manager du club ce qui a achevé de me convaincre. Je voulais un club qui m’apporterait du temps de jeu (qu’il partagera à ce poste avec Kevin Boudot) et où on se sentirait bien au quotidien. »

Et de ce côté-là, pas de souci d’intégration : « Ce n’est pas forcément évident d’arriver dans un groupe déjà constitué, avec peu de nouveaux joueurs, même si j’ai retrouvé quelques têtes croisées sur les terrains adverses la saison passée. Le stage passé tous ensemble puis la soirée qui a suivi a permis de noue le contact très rapidement. C’est un groupe qui a l’habitude de gagner et ça tombe bien parce-que moi aussi. »

Il est vrai que Kevin a réalisé une saison pleine avec Mâcon avec 23 matches gagnés sur 28, sensiblement le même parcours que le CS Beaune. Il a cependant bien conscience que les choses pourraient ne pas être aussi simples cette année : « A titre personnel, je donnerai tout pour réaliser une bonne saison et apporter le plus possible à l’équipe. Là, tous les points vont compter et c’est d’ailleurs rageant d’avoir perdu le point de bonus défensif à la Seyne-sur-Mer. En début de saison, c’est peut-être le moment de prendre les gros, pendant qu’on cherche un peu tous nos automatismes. Mais oui, la saison sera plus complexe que ce qu’on a pu vivre. Mais il faut savoir se mettre en danger pour acquérir de l’expérience »

Si le garçon avoue son mauvais caractère, il n’en reste pas moins conscient de la valeur des personnes qui l’entourent : « Je suis certes exigeant avec les autres mais je le suis encore plus envers moi-même. J’ai le respect des anciens, jamais je n’irai les contredire sur un projet de jeu car ils savent de quoi ils parlent. Par contre, sur le terrain, ça ne me fait pas peur de m’exprimer car, à mon poste, je fais le lien entre les avants et les arrières.  Il faut donc savoir être présent. »

Kevin Perrier ne se contentera pas de jouer mais apportera également son aide à l’école de rugby avec les U10 et interviendra lors des séances de jeu au poste U16/U18 : « J’ai déjà un peu d’expérience avec les enfants puisque l’an passé, j’encadrais les U12. J’ai envie d’apporter la même chose qu’on m’a apportée dans les clubs où je suis passé. Transmettre le savoir que j’ai de mon poste m’intéresse. Si, lors d’un match U16 ou U18, j’en vois un retranscrire ce que je lui ai appris, alors j’en serai franchement content. »

Bien que conscient de la tâche qui l’attend avec ses potes seniors, le jeune demi-mêlée n’en perd cependant pas son optimisme : « Bien sûr que je suis confiant ! Je me fiche des adversaires. On doit se concentrer sur notre jeu, être irréprochables à domicile, grapiller autant de points que possible à l’extérieur et on arrivera à être dans les 10 à la fin. Il n’y aura pas de matche facile mais il n’y aura pas d’impasse non plus. »

Et de conclure : « Chaque action est une remise en cause. Ce qui va nous faire gagner, c’est le collectif, pas l’individualité. »