Portrait de recrue : Mickaël Bergeret

04 Décembre 2017 - Actu Equipe A

Arrivé en début de saison au CS Beaune, Mickaël Bergeret n'a malheureusement pas encore eu le temps de se faire réellement connaître du public beaunois. Victime d'une pubalgie,le jeune homme n'a retrouvé les terrains qu'il y a peu de temps, avec une plus que légère impatience. A 20 ans, le jeune centre en provenance de Nevers est le benjamin du recrutement beaunois pour cette saison. Mais jeune ne signifie en rien inexpérimenté. Celui qui commença le rugby à 11 ans à Autun intégra ensuite les cadets/juniors à Chalon-sur-Saône avant de jouer avec les espoirs (-21ans) de Nevers l’an passé. E le voici donc beaunois.

Car le jeune homme, qui poursuit ses études en prépa ingénieur à Dijon, a opéré avant tout un choix logistique : « J’avais besoin de me rapprocher géographiquement pour mes études. Beaune m’offrait la possibilité de faire cohabiter mon projet professionnel et mon envie de jouer au rugby. Mener de front études et sport demande juste une certaine rigueur. L’an dernier, je préparais mon BTS tout en m’entraînant une fois par jour. Mais j’ai besoin du rugby, justement pour évacuer le stress et la pression des études. Voir les copains, c’est bon pour le moral ! ».

On l’aura compris, Mickaël Bergeret est le parfait exemple de l’adage « la tête et les jambes ». Mais il ne perd pas de vue non plus ses ambitions sportives : « La fédérale 2, c’est un bon niveau et de bons joueurs. A Beaune, j’ai l’opportunité de travailler avec l’équipe première, de continuer d’apprendre et je l’espère, de gagner du temps de jeu avec la A. J’ai une énorme envie de progresser, tant techniquement que physiquement. Quand j’ai commencé le rugby, après 7 ans de basket, je suis vraiment tombé amoureux de ce sport ».

Tant le projet de jeu que l’effectif l’ont séduit pour rejoindre le CS Beaune : « Nous avons un effectif de qualité, avec un groupe homogène. C’est une équipe construite pour la montée en Fédérale 1 et qui a largement la capacité d’aller en phases finales. Certes, il y a beaucoup de jeunes joueurs mais avec des parcours déjà très fournis, ce qui pour moi, est un gage de qualité supplémentaire. Ca va vite, c’est vif et surtout on a l’envie. La seule chose dommageable sera la longueur des déplacements cette année. Mais je reste convaincu qu’on peut aller loin. ».

Le hasard du rugby fait que Mickaël retrouve cette année certains joueurs côtoyés à Chalon « Ca me fait drôle de me retrouver à jouer avec les Bayle, Lebeault, Marot. Quand j’étais cadet à Chalon, je les regardais jouer en senior depuis la main courante. C’est un peu une continuité car aujourd’hui c’est mon tour d’être senior. C’est important d’avoir des cadres. A titre personnel, j’ai beaucoup à apprendre de Vinaya Wakanivuga. De un, parce qu’on évolue au même poste, de deux à cause de son expérience. C’est quand même un joueur qui a évolué en Top 14 ! C’est super de pouvoir faire des ateliers de perfectionnement avec lui et de bénéficier de son soutien. ».

Mais s’il pense travailler énormément cette année, notre jeune centre ne perd de vue non plus le plaisir : « Il ne faut pas se prendre la tête et jouer, s’entraîner avec plaisir. Si on perd cette notion, autant arrêter tout de suite ! ».

S’arrêter ? Hors de question pour l’instant, il y a de très belles choses à faire !