Portrait de recrue : Thibault Michalik

02 Août 2019 - Actu Equipe A

Thibault Michalik est une autre des recrues du CS Beaune pour cette saison 2019-2020. Quand on le rencontre, on a de suite envie de le qualifier de « force tranquille ». Le pilier de 26 ans, 1m87 pour 135 kg, a déjà acquis une solide expérience au fil de son parcours rugbystique. Ce véritable passionné de rugby a bien l’intention de se faire sa place au milieu des vignes. Rencontre.

CSB : « Commençons par ton CV »

TM : « J’ai commencé le rugby à 7 ans à Saint-Laurent-du-Pont, au pied du massif de la Chartreuse en Isère. En minimes 2e année, je suis parti à Bourgoin où je suis resté 7 ans. C’est là que j’ai connu la Pro D2. Puis, je suis parti à Bourg-en-Bresse avec qui j’ai joué en Fédérale 1 Elite l’année de la montée en Pro D2. Et l’année dernière, j’évoluais à Grasse où j’ai d’ailleurs rencontré Beaune. »

CSB : « Pourquoi quitter le sud pour la Côte d’Or ? »

TM : « A Grasse, j’ai connu quelques difficultés d’intégration. Pas avec le club en lui-même mais plus avec la région qui ne me convenait pas. Beaune avait déjà voulu me recruter lorsque je jouais à Bourg. Je connaissais déjà pas mal de joueurs qui étaient passés chez les violets et Sébastien Magnat, lui, connaissait mon parcours. La prise de contact s’est donc faite naturellement. J’adhère beaucoup au projet du CSB car c’est un projet humain, avec des valeurs pour moi primordiales comme celle du travail. Il est très important pour moi de me sentir bien hors du rugby pour me sentir bien sur le terrain. »

 CSB : « Et quelles sont tes ambitions pour cette saison à venir ? »

TM : « Je veux apporter mon expérience en tant que pilier. Même si je suis naturellement pilier droit, je peux aussi jouer à gauche. Je ne parle pas nécessairement d’être titulaire parce qu’en Fédérale 1, il est normal de faire tourner les piliers et on est plus sur une moyenne de 40 minutes de temps de jeu. Mon but premier est d’être bien dans le club et d’encadrer les joueurs les plus jeunes en termes d’expérience. Quand on a joué en Pro D2 ou même en Fédérale 1 élite, même si on n’a pas 30 ans, on acquiert quand même une expérience dont peuvent profiter ceux qui n’ont pas forcément encore évolués à ce niveau. Mes origines savoyardes avec un côté un peu « ours ronchon » ressortent sur un terrain. Je n’aime pas parler mais j’aime montrer. »

CSB : « On parle beaucoup de la mêlée comme secteur déterminant pour survivre en Fédérale 1. Qu’en penses-tu ? »

TM : « La mêlée n’est pas pour moi l’élément principal sur lequel se joue une saison mais elle y contribue évidemment. C’est une rampe de lancement au même titre que la touche ou le jeu au pied. Si tu es performant dans ce secteur, tu as d’emblée une corde supplémentaire à ton arc. De base, je suis un pilier de mêlée, j’aime ça, j’aime le duel homme à homme. Etre première ligne, ça veut tout dire. Tu es le bouclier, il ne faut rien lâcher, tu es là pour contrer ton adversaire et le dominer. Sur le terrain, je n’aime pas qu’on empiète sur mon territoire. Maintenant, il faut que j’étoffe mon jeu hors ballon. »

CSB : « Quel est ton regard sur la poule et les adversaires du CS Beaune ? »

TM : « C’est une poule assez équilibrée avec de gros morceaux qui peuvent prétendre à la montée en Pro D2 et des équipes de milieu de tableau comme nous. Je pense qu’on peut tenter de grimper 2/3 barreaux de l’échelle. On a des mecs dans ce groupe qui connaissent ce niveau de la Fédérale 1 et même le niveau au-dessus. Après, le contexte fait que tu ne peux ni te projeter ni prédire l’avenir. Mais on fait des entraînements de qualité. Il n’y a que des bons mecs et un très bon état d’esprit avec surtout l’esprit de travail. »

CSB : « On te sent très besogneux dans ton approche du rugby ? »

TM : « Moi, je suis payé pour faire du rugby alors, plus on travaille, plus je suis content et moins je peux me plaindre. Après, je ne vais pas te dire que j’adore faire de la VMA ou travailler l’endurance mais je ne rechignerai jamais à aller faire une séance de musculation ou même d’haltérophilie et ainsi mettre toutes les chances de mon côté pour être le plus performant possible. Je suis quelqu’un de nature, de simple. Je veux juste jouer au rugby et y jouer aussi bien que possible. »

CSB : « Vivement la reprise du championnat alors ? »

TM : « Oh oui, je suis très pressé que ça commence et surtout de jouer Massy. C’est une équipe que j’ai très souvent croisée, que ce soit à Bourgoin ou à Bourg. Même en catégories jeunes, ça a toujours été de gros matches. C’est toujours rugueux mais toujours intéressant à jouer. Je pense que c’est bon pour nous de les prendre dès la première journée, ça nous permettra de nous jauger voire même de tenter quelque chose. En plus, c’est une équipe de Pro D2 et pour rester en Pro D2, il faut être bien armés. »

CSB : « Tu nous as parlé de l’importance d’apporter son expérience aux plus jeunes. Tu te vois t’investir à ce niveau-là dans le club ? »

TM : « A Grasse, j’ai validé la première partie du diplôme d’entraîneur et j’encadrais les U12. Ce sont les meilleurs moments que j’ai passé avec des gamins. Cette année, si c’est possible et que mon emploi du temps le permet, j’aimerai bien m’occuper de la mêlée au niveau des espoirs voire même des U16 ou U18. En tous cas, s’il y a besoin d’un coup de main et que j’ai le temps de le faire, ce sera vraiment avec plaisir. »

CSB : « Pour finir, comment Thibault Michalik décrirait Thibault Michalik en trois mots et quel serait sa devise ? »

TM : « Il dirait simplicité, naturel et bon vivant. Quant à ma devise, elle est toute trouvée : « Le rugby c’est ma passion et le jour où je ne m’investirai plus à 100%, c’est qu’il faudra que j’arrête. » »