Portrait de recrue : Vincent Besson

05 Août 2019 - Actu Equipe A

On peut être tout jeune et avoir déjà une idée bien précise de ce qu’on veut faire dans le rugby. C’est le cas de Vincent Besson, 22 ans, une des nouvelles recrues du CS Beaune. Auréolé d’un titre de champion de France Espoirs Fédéraux avec ses copains violets de Bourg-en-Bresse, c’est plein de volonté et d’ambition que  notre nouveau talonneur d’1m78 pour 105 kgs aborde cette nouvelle saison sous ses nouvelles couleurs.

CSB : « Parle nous un peu de ton parcours. »

VB : « Je ne suis pas issu d’une famille de rugby. Mon père faisait du foot et ma mère de la danse donc, le ballon ovale, on ne connaissait pas trop. J’ai commencé à Pontarlier à 6 ans sur les conseils d’un médecin qui me suivait parce que je connaissais quelques problèmes de poids. J’avais essayé le foot et le hand mais les autres me laissaient à l’écart. Le rugby m’a permis de m’intégrer de suite et je n’ai jamais arrêté. Après Pontarlier, que j’ai quitté à 15 ans, je suis resté 3 ans à Oyonnax en sport études avant de retourner un an à Pontarlier en Fédérale 3. Au bout d’un an, j’ai intégré le centre de formation de Bourg-en-Bresse et gagné ma place en équipe pro. J’ai joué des matches en Fédérale 1 élite et participé à la montée du club en Pro D2 au terme de la saison 2017-2018. L’année dernière, j’ai joué toute la saison en espoir avec au bout le titre et le bouclier. »

CSB : « Décrocher un bouclier, en étant en plus capitaine de l’équipe, ça doit mettre des frissons, non ? »

VB : « On n’a pas réalisé ce qu’on avait fait au coup de sifflet final. C’est quelque chose qu’on a préparé pendant un an, en étant une bande de copains très soudée. C’est beau de soulever un bouclier, ça n’arrive pas à tous les joueurs. Je ne suis d’ailleurs pas sûr du tout que ça m’arrivera encore. On l’a vraiment apprécié une fois qu’on l’a eu bien fêté. Il y a deux ans, on avait échoué en demi-finale contre Massy. J’en garde des bons souvenirs mais ça ne restera pas gravé dans ma mémoire comme ce titre. Ca, c’est inoubliable. »

CSB : « Qu’est ce qui t’a motivé à rejoindre le CS Beaune ? »

VB : « Je savais que je ne voulais plus jouer en espoir et j’avais à cœur de retrouver le niveau de la Fédérale 1. J’avais joué en élite et les espoirs, ça n’ait quand même pas tout à fait pareil. Je finis sur un titre de champion de France en étant capitaine et j’avais besoin d’un nouveau challenge. J’en ai beaucoup parlé avec un ancien joueur d’ici (Antoine Colin, NDLR) qui m’a présenté le club et comment les choses se passaient ici. Je prône un rugby avec des valeurs familiales, un rugby de proximité. Le CS Beaune correspondait bien à mes attentes, tout à l’air de rester à taille humaine. Et la ville a l’air plutôt sympathique à vivre. »

CSB : « Tu arrives comme 3e talonneur avec Santiago Iglésias et Simon Fourot. Est-ce un statut difficile à gérer ? »

VB : « Pas du tout parce que j’arrive sans pression, personne ne me connaît. Je suis le plus jeune des trois mais je sais ce que je vaux et ce que je peux apporter au groupe. C’est moi qui ait les clés et il n’y a pas de raison que cela se passe mal si je fournis tous les efforts nécessaires. Ma réussite ne dépend que de moi. Depuis que j’ai choisi de faire ma vie dans le rugby, ça n’a jamais été facile car je n’ai jamais fait partie de l’élite des joueurs. Mais j’ai toujours été motivé et investi pour réussir, ça ne m’est pas tombé tout cru dans le bec. Il y a eu plein de moments compliqués mais qui se sont toujours soldés par des victoires. J’ai appris à faire des efforts et on apprend tous les jours de ce que l’on fait. Bien sûr, il est dommage de faire des erreurs mais elles sont nécessaires pour apprendre à ne plus les faire. »

CSB : « On sent dans ton discours que tu n’aies pas venu à Beaune pour faire de la figuration. »

VB  « A titre personnel, je veux enchaîner les matches et devenir un membre à part entière du collectif. J’ai déjà une très bonne relation avec Santi, il n’y aura pas de concurrence malsaine entre nous. Je suis content qu’il puisse m’apporter son expérience au même titre qu’Epha (Ephraïm Taukafa, l’entraîneur des avants NDLR). Je ne le connaissais pas personnellement mais j’ai regardé son parcours sur internet et cela ne peut m’être que bénéfique de m’entraîner avec un homme tel que lui. »

CSB : « Que penses-tu de la poule dans laquelle le CS Beaune va évoluer ? »

VB : « C’est une poule intéressante. D’un point de vue déplacements, elle est assez régionale ce qui va nous permettre d’avoir le soutien des supporters à l’extérieur. On a des têtes d’affiche très équipées comme Massy, Dijon, Mâcon ou encore Chambéry donc ça va être des matches de très haut niveau. Je pense que c’est une chance de rencontrer des équipes comme cela avec des joueurs de renom. J’ai pas mal de copains espoirs de Bourg qui ont signé soit à Mâcon ou à Vienne ou à Villefranche. Ca me fait très plaisir de jouer contre eux et je trouve cela intéressant. On a aussi 4 promus dans cette poule mais ça ne peut être qu’une carte en plus dans notre objectif de maintien. A nous de creuser l’écart sur ces 6/7 équipes. »

CSB : « Commencer la saison en recevant Massy, bonus ou malus ? »

VB : « Bonus sans hésiter. Jouer Massy en premier, en plus à la maison, c’est le meilleur moyen de rentrer de plein pied dans le championnat. Il y a pas mal de nouveaux joueurs dans notre équipe, c’est le début d’une nouvelle histoire, le meilleur moyen de s’étalonner. On doit jouer ce match sans pression avec notre statut d’outsider, taper du poing sur la table dès le début et qui sait, peut-être frapper un grand coup. »

CSB : «  Si Vincent Besson devait décrire Vincent Besson en trois mots, que dirait-il ? Et quelle serait sa devise ? »

VB : « Je dirai implication, expression et curiosité. Et la phrase qui me correspond bien « Celui qui tombe et qui se relève est plus fort que celui qui ne tombe jamais ». »