Romuald Morel, l'étiopathe des seniors

28 Mars 2019 - Actu Equipe A

A voir le nombre de joueurs qui consultent Romuald Morel à la fin de chaque entraînement, c’est preuve que l’étiopathe estampillé seniors est un véritable plus dans l’encadrement du groupe.

Cela fait 3 ans qu’il officie au sein du CS Beaune pour soulager maux et douleurs de nos joueurs. Une manière pour cet ancien joueur en catégorie jeunes de renouer avec un sport qu’il adore : « J’ai joué à Chalon-sur-Saône jusqu’à mes 23 ans. C’est là que j’ai rencontré pas mal d’amis dont Simon Pagès. J’ai dû arrêter car cela n’était plus compatible avec mes études. Une fois celles-ci terminées, j’ai cherché à rester dans le monde du rugby d’une autre manière. C’est comme ça que j’ai contacté les tangos pour proposer mes services. »

Il avait déjà ouvert son cabinet en ville et le club a accepté son offre. C’est ainsi qu’il intégra le staff médical. L’étiopathie n’est pas encore aussi connue que sa presque homologue l’ostéopathie. C’est pourtant une discipline médicale à part entière, avec ses propres codes et ses propres écoles, comme celle de Lyon dont est diplômé Romuald. Et c’est bien évidemment lui qui en parle le mieux : « C’est une technique manuelle de manipulation qui s’attache à remonter à la cause précise de la pathologie. On agit ainsi sur plusieurs causes : musculaire, digestive mais encore urologique ou gynécologique. On a une méthode de raisonnement cartésien. Je pense que la différence principale d’avec l’ostéopathie réside dans l’uniformité de l’enseignement. »

Un enseignement qu’il met donc au service du CS Beaune, qu’il a rejoint en suivant les anciens chalonnais évoluant désormais chez nous. Car la pratique du rugby à ce niveau nécessite un suivi : « Je vois beaucoup de traumatismes directs. Sur le terrain, il faut être très réactif car, lorsqu’un joueur est au sol, on doit juger très rapidement si son état nécessite une sortie définitive ou non. » Mais il y a également l’aspect pré et post-match : « Les jours de match, je m’occupe de la partie strap, des soins pendant l’échauffement et la rencontre et après des manips de récupération. Sur le terrain, je suis soigneur et après, je redeviens étiopathe. Je suis également présent au stade tous les mardis pour ceux qui ont besoin de plus. Il y a pas mal de petits bobos, il ne faut pas oublier que le rugby est un sport de contact. De plus, les joueurs s’entraînent 3 fois par semaine voire plus pour certains. Les organismes sont beaucoup sollicités. »

Son passage à Chalon lui avait permis de jauger l’exigence de niveau de la Fédérale 1 : « Je connaissais la F1, je savais donc vers quoi on allait tendre. Je trouve l’intensité plus violente qu’il y a quelques années. Je ne donne pas de conseils sur la technique mais je peux intervenir sur la préparation. Je connais chaque joueur personnellement, leur manière de se préparer. Je sais s’ils ont besoin de musculation ou bien de s’échauffer à part en cas de petit pépin. » Romuald est également en lien constant avec Sébastien Magnat : « Je lui fais un compte-rendu toutes les semaines et c’est lui ensuite qui juge de la suite à donner et du programme d’entraînement de chacun. Je suis avant tout là pour la prise en charge de la douleur du joueur et soulager ses problèmes. »

A titre personnel, ce rôle auprès des sportifs lui offre une vision différente de celle qu’il a tous les jours au sein de son cabinet : « ll est clair que ce que je vois sur le terrain, je ne le retrouve pas souvent dans la pratique journalière de mon métier. Ca m’a permis de progresser dans ma façon de travailler. D’ailleurs, j’ai passé un diplôme inter-universitaire d’urgence et soins en milieu sportif. Ca m’a permis d’élargir mon champ de compétences et de pouvoir intervenir sur plus de choses. » Mais il n’y a pas que cet aspect médical qui fait que Romuald Morel aime cette « 2e vie professionnelle » : « Dans le rugby, il y a en plus du reste une ambiance vraiment particulière. Avec les vestiaires, l’avant-match, l’après-match, je retrouve ce que j’avais et e que j’aimais en tant que joueur. Ca représente vraiment un plus pour moi. »

Romuald Morel Etiopathe, 17 rue Sébastopol, 71 100 Chalon-sur-Saône