Sébastien Magnat, coach satisfait

19 Janvier 2018 - Actu Equipe A

On peut le dire sans risquer de paraître trop chauvins, le CS Beaune a plutôt bien négocié sa première partie de saison. En tête de la poule pour le moment avec 7 points d’avance sur le second, un bilan non négligeable de 10 victoires pour 2 défaites et une moyenne de 40 points par rencontre, l’équipe de Sébastien Magnat affiche les moyens de ses ambitions. Mais qu’en pense le technicien beaunois ?

Sébastien Magnat est-il un coach heureux ?

« Je suis un coach très satisfait de cette première partie de saison, voire même presque surpris. J’aurai tendance à penser qu’on n’apprécie pas à sa juste valeur cette performance de l’équipe. Nous avons la meilleure attaque de Fédérale 2, nous sommes 2es au niveau national derrière Rennes avec un effectif jeune, renouvelé à 80%, parfois juste quantitativement et qui en plus n’a pas la chance de bénéficier d’un véritable soutien populaire. »

Avez-vous un match que vous qualifieriez de référence ?

« Toutes les rencontres ont été intéressantes mais je dirais Orsay. Face à une très belle équipe, ce match a validé l’état d’esprit du groupe, cet esprit d’équipe qui fait notre force cette année. De toute façon, sur l’ensemble de la phase aller, je ne peux pas avoir de déception après une première partie comme celle-ci. On sait bien sûr qu’on a encore et toujours du travail, beaucoup de choses à régler mais cette dynamique de victoire, de solidarité et d’entraide nous fera avancer, encore et encore. »

Quel est votre regard sur cette poule très parisienne ?

« C’est une poule hétérogène, comme le sont les autres, avec des équipes un ton au-dessus et d’autres un peu en-dessous. C’est aussi la problématique des poules de 12 : ça augmente le nombre de matches et donc la différence dans les niveaux de jeu. Ca nécessite aussi un effectif plus important car les joueurs sont plus sollicités. Trouver le bon tempo  entre gérer la fatigue  et préserver l’équilibre du groupe sera d’ailleurs l’une des clés de cette deuxième partie de saison. »

Les craintes sur la jeunesse de ce groupe sont donc levées ?

« Je crois que les jeunes (la moyenne d’âge est de 24 ans) ont répondu d’eux-mêmes à cette question sur le terrain. Ce n’est pas parce qu’on est jeunes qu’on balbutie son rugby, y compris quand on est moins jeunes d’ailleurs. L’âge ne détermine pas la valeur d’un joueur. Ils ont tous beaucoup de talent et le montrent un peu plus chaque dimanche. On a vu aussi jouer des jeunes de la réserve qui méritent d’être intégrés à ce projet parce qu’ils s’en donnent les moyens en travaillant beaucoup. Et puis, si on a la chance de se qualifier, il nous faudra un maximum de fraîcheur et d’athlétique. On se doit donc de les mettre dans les meilleures conditions possibles afin qu’eux soient le plus performant possible. »

Quels sont vos objectifs pour la suite de la saison ?

« Continuer à allier le travail et le plaisir. On sait qu’il reste beaucoup de chose à améliorer mais on doit être en capacité d’imposer notre jeu en toutes circonstances, quelques soient les conditions et quelle que soit l’équipe en face. Ce groupe, avec tout le potentiel qu’il a, ne peut se contenter d’être approximatif. On doit finir le mieux classé possible tout en préservant l’effectif. On sera sûrement obligés de ménager des cadres au détriment de certaines performances mais on doit absolument penser sur du long terme ».

Ce groupe peut-il encore vous surprendre ?

« Mais j’espère bien qu’ils vont continuer à me surprendre ! Ce groupe a une vraie marge de progression et donc la capacité de surprendre beaucoup de monde et j’espère, de susciter un véritable engouement dans son sillage. Je n’ai jamais eu la sensation que les joueurs n’avaient pas donné le maximum. Une saison n’est pas rectiligne, ce serait illusoire de le croire ».