Stade Dijonnais VS CS Beaune : les réactions

17 Septembre 2018 - Actu Equipe A

C'est quand même dingue tout ce qu'on peut apprendre lors d'un dimanche après-midi de rugby. Déjà, que la loi du plus fort n'est pas toujours la meilleure. Et là, je ne parle pas sur le terrain mais en tribunes. Car quel bonheur d'entendre notre vingtaine de supporters faire plus de bruit que tout un stade. Ensuite, et je dois bien avouer que cette phrase entendue par un de mes voisins de main courante a fait ma journée, que "Mais, mais, ils sont pas si nuls que ça les Beaunois en fait ! C'est pas ce qu'on m'avait dit ! " Et bin oui mon brave monsieur, on vous aura un peu menti. Car non, nos bleus sont très loin d'être nuls, ils apprennent juste. Et je crois qu'hier, ils vous ont montré qu'ils retenaient plutôt bien leur leçon.

Pour finir, nous saurons pour l'avenir qu'avec ce CS Beaune new-look, le pessimisme ne semble pas être de mise. Car il faut bien avouer qu'avec un 32-9 en faveur de Dijon à la 49e, les carottes semblaient beaucoup trop cuites. Mais il était écrit qu le Titanic ne serait pas beaunois. Petit à petit, minute après minute, passe après passe, mêlée après mêlée, les bleus sont remontés allant même jusqu'à nous faire croire à une possible victoire. Ce fut d'abord un essai plein de malice de celui que nous appellerons désormais Kevin "la fouine" Perrier, un essai en force du pack qui après avoir été attribué à moultes personnes semble bien revenir au crédit de Momo Imani. Et enfin une très belle cavalcade de Jaun Kotze, en mode j'évite je passe je cadre je déborde et je fonce. Rajoutez le pied de ce même Kotze et vous obtiendrez donc une défaite de 4 points qui a presque le goût d'une victoire. Et un point de bonus défensif pris à Bourillot, et bien c'est un point de plus dans l'escarcelle beaunoise en vu du maintien.

Franchement, on a vu du beau, du très beau rugby. Mais on a surtout vu que, quand on y croit, quand on joue ensemble et que tout le monde s'entraîne à se tirer vers le haut, ça paie. Les Bleus nous ont donné hier une très belle leçon de non renonciation. Reste maintenant à travailler, encore et encore, pour que 40 minutes superbes se transforment en 80. Et que la réception de Nice ce dimanche 23 Septembre régale à la fois nos joueurs et le public.

Sébastien Magnat (entraîneur principal) : " Je suis plus que fier des joueurs aujourd'hui. J'espère que maintenant, on va prendre conscience que, dès qu'on arrivera à être constant sur une rencontre complète, on pourra rivaliser et même mettre en dangereux de nombreuses équipes. Le niveau d'engagement a été extraordinaire aujourd'hui. On ne bénéficie pas des mêmes structures, on ne peut pas pas s'entraîner 5 fois par semaine mais ce que l'on a montré prouve l'état d'esprit qui règne au sein de ce groupe. Il faut maintenant qu'on prenne encore plus confiance en nos capacités. Si le niveau entre Fédérale 1 et Fédérale n'est certes pas le même, c'est notre force de caractère qui fera la différence à la fin. On a peut-être perdu mas il n'empêche que ce match me fait vraiment plaisir."

Ephraim Taukafa (entraîneur des avants) : " Je pense sincèrement qu'on aurait pu faire mieux sans toutes nos petites fautes et nos pertes de balles en première période. Il y a encore beaucoup de travail pour élever notre jeu. Mais je suis très fier des gars sur la 2e mi-temps. Ils ont montré qu'il faudrait compter avec eux. Ce que j'aime le plus ? Ils n'abandonnent jamais. C'est un bon match pour tout le monde mais on peut et on doit faire mieux."

Mouhamadi Imani (3e ligne) : " Comme la semaine dernière contre Grasse, on entame mal le match. On fait des fautes, on rate des duels défensifs, on a des manqués devant, on subit et du coup on encaisse des points. En 2e mi-temps, on se remobilise tous ensemble car on sent que Dijon n'est pas plus fort que nous mais qu'ils profitent cash de chacune des erreurs qu'on peut faire. On savait qu'il y avait de la place pour passer, les titiller et remonter alors on a joué notre chance et surtout notre jeu. A partir de là tout a fonctionné à merveille mais un peu trop tard. Maintenant, il faudra vraiment gommer toutes ces maladresses contre Nice, qui est vraiment une équipe costaud. Il faut mettre notre jeu en place de la 1ere à la 80e en les déplaçant et ça peut passer."

Kevin Boudot (1/2 de mêlée) ; " Ca fait deux matches de suite qu'on ne joue qu'une mi-temps. Pourtant, on a su répondre au défi physique imposé par les Dijonnais mais il nous manquait un petit quelque chose au niveau de la conquête. Ce qui fait le résultat aujourd'hui, c'est que notre groupe est toujours aussi soudé. Les nouveaux se sont parfaitement greffés sur l'ossature du groupe de l'an dernier et quand on se met à jouer tous ensemble, ça donne une 2e mi-temps comme celle d'aujourd'hui. On a montré notre valeur et que promu ou pas promu, on était capables de rivaliser avec les équipes mieux armées. A nous maintenant de ne plus jouer que 40 minutes mais 80, pleinement."

Jaun Kotze (1/2 d'ouverture) : " En 2e période, on a réussi ce qu'on n'avait pas su faire en 1ère : garder le ballon. Et surtout, nous avons tous joué les uns pour les autres. En plus, avec le vent, ça nous ouvrait quelques possibilités supplémentaires. Je pense qu'il a suffi d'une seule belle action pour nous tirer vers le haut. Le premier essai que l'on marque nous fait réaliser qu'on pouvait aller les chercher. Il faut qu'on garde en mémoire et en exemple tout ce qu'on a fait de bien pendant la 2e mi-temps et reproduire la même chose dès le début d'une rencontre, en attaquant dans tous les secteurs de jeu. Mais franchement, on y croit, tous. "

NB : On pense à Simon Pagès qui s'est blessé dimanche et qui, malheureusement, rejoint ainsi Thomas Genevois, Baptiste Damevin, Thomas Lanny, Raphael Lebeault et Kaufusitua Manoa à l'infirmerie. Courage à tous !

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