Thomas Boccon, un enfant de Jean-Guiral

19 Avril 2018 - Actu Equipe A

C’est à 18 ans que Thomas Boccon, dit le Boc, chaussait des crampons de rugby pour la 1ère fois en rejoignant les rangs du CS Beaune. Dix ans plus tard, il est toujours resté fidèle aux couleurs bleues et blanches et est l’une des figures incontournables de notre club.

Après être passé par la natation, le foot et le volley, c’est emmené par l’un de nos anciens dirigeants Xavier Moreau que Thomas vient au rugby, poussé par l’envie du défi et de l’ambiance qui se dégageait de notre sport. Ce grand gaillard d’1m89 pour 108 kilos,2e ligne d’origine, aura pigé un peu partout dans le 8 de devant avant de s’établir plus spécifiquement comme pilier.

Et en 10 ans, il aura vraiment vu les choses changer : « Je me rends surtout compte que le temps passe très, très vite. Au départ, le club n’avait pas trop de moyens et puis, au fil des années, il s’est structuré d’abord au niveau sportif, puis dans le projet de jeu et les infrastructures. Cette saison 2017-2018, c’est pour moi une année de changements. On voit une équipe avec une très grosse qualité technique, la meilleure qu’on n’ait jamais eue ici. Pourtant, l’effectif n’est pas des plus étoffé mais chacun, et vraiment j’insiste là-dessus, apporte sa pierre à l’édifice ».

Et l’esprit de groupe, l’amitié sont vraiment des choses primordiales pour Thomas : « Après ma 1ère année de rugby en junior 2e année, c’est Cédric Descaillot qui m’a convaincu de rester et de continuer. Le club venait de remonter en Nationale 2 et il y avait de belles choses à réaliser. Sa disparition reste mon pire souvenir en 10 ans. Son décès m’a énormément marqué, c’est lui qui m’a poussé à devenir celui que je suis aujourd’hui. Le rugby est fait de rencontres, c’est ce qui fait la beauté de notre sport ».

Proche des anciens que sont Karim Malek et Mouhamadi « Momo » Imani, qu’il côtoie depuis le début mais également des moins anciens, Thom garde en mémoire tous ceux qu’il a croisés depuis le début : « Une des rencontres les plus importantes fut bien sûr Greg Trotignon qui fût mon papa sur le terrain, voire même mon mentor. Il m’a appris énormément de choses et m’a toujours tiré vers le haut. Il y a aussi des joueurs qui sont restés longtemps comme les Thomas Drot, Stéphane Bernia, Christophe Huarte et tant d’autres encore. Des gens que tu vas peut-être croiser deux fois par an mais avec qui tu auras toujours autant de plaisir à aller boire une bière ».

Ces rencontres l’ont vraiment marqué et ont fait qu’il est resté au club : « J’ai avancé grâce à eux. J’ai toujours rencontré des personnes qui insufflaient l’esprit de la gagne. Dix ans de rugby m’ont fait connaître de belles personnes, des gens simples avec énormément de valeurs qui prouvent que notre sport a une très belle mentalité ».

S’il vit cette saison pas trop mal à titre personnel, avec de bons moments et de moins bons moments, il reconnaît sans hésiter que c’est toujours plaisant de gagner : « C’est la 1ère saison où l’on gagne autant, où l’on marque autant de points, où l’on s’impose autant à l’extérieur. On se complète, les gros se suppléent aux arrières quand il y a un coup de moins bien et inversement. Il y a une belle balance avants/arrières, les nouveaux ont joué le jeu dès le début. Il y a une belle âme dans cette équipe. »

Thomas aura tout connu au CS Beaune, des plus belles joies aux déceptions. Et des phases finales comme celles qui se profilent dans quelques semaines, il connaît : « Les phases finales, c’est l’aboutissement d’une saison, la cerise sur le gâteau. Tu vas rencontrer des équipes totalement inconnues, c’est un très beau challenge. Pour une fois, j’aimerai aller le plus loin possible. Je ne suis pas déçu par nos précédents échecs car on n’était pas prêts. Cette année, on a mis toutes les chances de notre côté. Je pense qu’on a vraiment un bon noyau et ce serait une belle récompense que de pouvoir soulever le bout de bois. Il faut savoir rêver et nos qualités nous le permettent ».

Il y a le Boc d’avant, il y le Boc d’aujourd’hui : « Je suis comme le rugby, j’ai évolué en dix ans. Je suis plus posé, plus réfléchi dans mes actions. Le fait d’avoir plusieurs entraîneurs m’a obligé à m’adapter à chaque projet de jeu. Ce n’est pas forcément évident de s’adapter mais j’ai essayé de le faire du mieux possible. Je suis fier et heureux de toutes ses années ».

Thom Boccon ? Juste quelqu’un de bien …