Ciao et merci !

06 Juin 2020 - Actu Equipe A

Comme nous ne savons pas quand nous pourrons fêter comme il se doit ceux qui s’en vont, nous allons continuer à vous les présenter par ce biais.

Mais tout d’abord, je vais faire un petit mea-culpa : lorsque Simon Pagès est arrivé au CS Beaune lors de la saison 2015 / 2016, je dois confesser que le garçon m’impressionnait tellement que je n’ai pas fait l’effort plus que ça de le connaître. Plutôt taiseux, réservé sans pour autant être sage, je me suis laissée avoir par une apparente froideur.

Quatre saisons plus tard, notre arrière est devenu un véritable cadre dans le vestiaire et moi, j’avais absolument tout faux ! Tout au long de ces années passées sous le maillot beaunois, Simon a fait preuve d’un investissement sans faille, allant même jusqu’à donner une autre orientation à sa carrière professionnelle pour ne pas que sa carrière de joueur en pâtisse. Ce simple fait prouve le bonhomme qu’il est.

Lui qui avait connu la Pro D2 avec Bourg-en-Bresse a aidé le CS Beaune à réaliser son rêve de Fédérale 1. Malgré une grave blessure à l’épaule contractée contre Dijon au début de la saison 2018 / 2019, il n’a eu de cesse de travailler pour revenir car pour lui, jouer est quelque chose d’important. On pourrait d’ailleurs presque parler d’équilibre mais avec toujours le maître mot de plaisir. Et puis quand il était là sur le terrain, on avait toujours cette impression de sécurité et de sérénité.

J’aurai presque tendance à lui attribuer le surnom de « Professeur » tant sa science de notre sport est véridique mais également parce qu’il sait la distiller. Cette saison, il est venu plusieurs fois donner la main aux espoirs. Et je crois que ce sont ces images que je vais retenir de Simon Pagès, dont une en particulier.

Nos jeunes espoirs venaient de cruellement s’incliner à Mâcon au terme d’une partie qu’ils auraient dû remporter. C’est Simon (en compagnie d’autres « anciens ») qui, le premier, les a réconfortés, soutenus et leur a dit d’aller de l’avant. Et à chaque fois qu’il les a accompagnés, c’est ce qu’il a fait. En joueur d’expérience, soucieux d’un groupe de jeunes dans la difficulté, il a essayé de leur apporter tout son vécu avec l’intention qu’ils tirent le meilleur d’eux-mêmes.

Pour le club dans son ensemble, il a été quelqu’un d’important, de très important même dans sa volonté de toujours faire progresser les choses. Il n’y a pas que le rugby sport qui le motive mais le rugby club son côté humain.  Et c’est là que je regrette de ne pas avoir fait l’effort d’avoir échangé plus tôt parce-que, grâce à lui, j’en sais beaucoup plus aujourd’hui que je n’en savais hier. Parce-que Simon, c’est quelqu’un qui vous apprend des choses et vous aide à en avoir une vision plus large.

A 30 ans passés et un peu fatigué des rythmes d’entraînement imposés par la Fédérale 1, il a décidé en cette saison trop tôt arrêtée, de passer à autre chose. A l’instar de Momo Imani, il va faire une dernière (enfin peut-être ?) saison dans son club formateur de Chalon-sur-Saône. Pour le fun, pour le plaisir, pour les potes et sûrement aussi pour des jeunes.

Chalon retrouve un super mec autant que nous, nous en perdons un. L’avantage, c’est que nous serons voisins donc, je ne doute pas que nous aurons très souvent l’occasion de lui payer une bière à Jean-Guiral.

A la revoyure garçon !