Un vrai combat !

17 Février 2020 - Actu Equipe A

A voir les mines fatiguées et les jambes lourdes de nos Beaunois à la sortie du terrain hier, il était impossible de douter que le combat contre l’AS Villeurbanne avait été plus que rude. Il faut dire que les amis Villeurbannais avaient mis les petits plats dans les grands pour tenter de faire tomber les bleus dans leur antre de Jean-Guiral. Et c’est qu’ils ont bien failli réussir les bougres ! Mais, si le jeu et la technique ont parfois fait défaut au CS Beaune, un état d’esprit et une solidarité sans faille leur ont permis de se défaire des valeureux visiteurs du jour et de l’emporter sur le score de 23 à 20. Et c’est bien là le plus important dans la course à la qualif, objectif dont on ne se cache plus trop du côté des bleus.

Villeurbanne n’était pas venu cueillir des pâquerettes et affiche ses ambitions dès les premières minutes de jeu. Une mêlée et le ton est donné, le combat lancé. Ce seront d’ailleurs qui ouvriront la marque les premiers sur pénalité suivis de peu par Kotze qui en enquillera deux d’affilée, permettant ainsi à ses coéquipiers de mener 6 à 3 au quart d’heure de jeu. Mais Beaune balbutie un peu son rugby et surtout ses plaquages, se mettant un peu le feu tout seul. Et n’oublions pas une organisation défensive  très haute de Villeurbanne qui ne permettait pas aux arrières de s’exprimer. Jusqu’à une relance de Qadiri qui remonta quasiment tout le terrain avant d’adresser une passe aux petits oignons pour un Lebeault, qui n’avait rien à envier à « la gazelle » sur ce coup-là vu comme il a suivi la course et qui finira entre les perches. Un essai transformé qui tomba à pic,  permettant ainsi aux bleus de prendre une petite avance et surtout, de se sortir du faux rythme dans lequel la rencontre s’installait un poil. Rajoutez une petite pénalité de Kotze et voilà les Beaunois devant 16 à 3. On respire plutôt pas trop mal sous le vent de Jean-Guiral. Mais l’ASVEL est très loin d’avoir dit  son dernier mot et ouvre le jeu, prenant en défaut la défense bleue et s’en allant à son tour à dame. A 16-10 pour le CSB à la mi-temps, on reste quand même sur nos gardes.

Et on a bien raison puisque Villeurbanne va profiter d’une nouvelle faute beaunoise pour revenir à 3 points. Si nos troupes sonnent la révolté, le manque de précision dans le dernier geste les empêche de concrétiser en points les occasions procurées. Après un premier échec, Iglesias, que nous rebaptiserons à dater de ce jour « le taureau argentin » va trouver la ligne promise sur une charge assez dévastatrice. Il reste un peu moins de 20 minutes et le CSB mène de 10 points, 23 à 13. Et c’est là que l’ASVEL va se mettre à pilonner. On saluera alors une défense quasi héroïque, l’heure n’est plus aux bavardages mais au bleu de chauffe et aux plaquages. Avants, arrières, tout le monde s’y met, faut faire tomber quoi qu’il arrive. Mais le dernier mot reviendra à l’ASVEL qui, à deux minutes du gong final, va réussir à trouver la faille et l’en-but. 23 à 20 au score final et soyons honnêtes, les verts et blancs ont parfaitement mérité de repartir de Jean-Guiral avec un point.

Mais ce qui est important, c’est que le CS Beaune a pris 4 points. On se satisfera pleinement du traditionnel « seule la victoire est belle ». De plus, chose anecdotique mais quand même, il engrange sa 3e victoire consécutive ce qui n’était pas encore arrivé depuis la montée en Fédérale 1. Ça prouve que nos troupes sont dans une très bonne dynamique et que, même si c’est dur, elles ne baissent pas les bras, restant focus sur l’objectif victoire. Quand le mental est là, tout va paraît-il. Mais, pour se rendre à Vienne ce dimanche, il faudra peut-être quand même une meilleure entame de match. Car là encore, on peut s’attendre à un très, très gros combat. Les bleus ont la hargne, les bleus ont la niaque. C’est beau à voir, c’est chouette à vivre. On vous conseille vivement de rester avec eux jusqu’à la fin du championnat, mon petit doigt me dit qu’on n’a pas fini de vibrer.